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Extrait de l’article de Bredan Foster dans la revue New Scientist du 30/10/19.
L’éther luminifère est devenu le symbole d’une fausse bonne idée en physique. Actuellement, l’idée ressuscite pour expliquer les concepts de matière noire et énergie noire et potentiellement unifier les lois fondamentales de la physique.
Parmi les concepts scientifiques les plus recalés, l’éther luminifère est parmi les premiers. Il y a plus d’un siècle, ce concept est entré en conflit avec la théorie de la Relativité d’Einstein et a perdu à plate couture. Peu de victoires en physique moderne ont été aussi totales. Aujourd’hui, la relativité nous offre le meilleur moyen pour modéliser les structures à grandes échelles de l’univers. Elle est le symbole de la réussite humaine et du progrès scientifique. L’éther, quand il est mentionné, est une note de bas de page embarrassante gênant la quête de gloire de la relativité.
Mais la Relativité rencontre elle-même des difficultés. Son inaptitude à expliquer le comportement de l’univers aux échelles les plus petites suggère qu’une théorie encore plus fondamentale attend de prendre sa place. L’univers d’Einstein est lui aussi dépendant de forces obscures dont sa théorie ne peut se défaire (énergie et matière noires).
Dans une étonnante ironie du sort, la clé pour le salut de la relativité pourrait résider dans l’éther. Depuis le début des années 2000, un petit groupe de chercheurs revendique que cette substance invisible, remplissant l’espace, peut avoir le pouvoir d’unifier les physiques. Puis, fin 2018, deux groupes indépendants ont suggéré que les similarités entre l’éther et les forces sombres qui gouvernent le cosmos pourraient ne pas être des coïncidences. Pour l’une des équipe, l’éther serait l’exacte réplique de la matière noire. Pour l’autre, il pourrait expliquer l’énergie noire. Et pour d’autres, il se pourrait que ce soit les deux à la fois.
L’heure est maintenant à la recherche active pour comprendre si cette substance est réellement présente dans l’univers.
Il se peut que la physique n’ait pas dit son dernier mot…

Resonance Science Foundation en perspective :

Se rendre compte que l’espace n’est pas vide serait l’une des plus grandes avancées de la physique moderne. Einstein s’était d’ailleurs rendu compte de l’erreur qu’il avait commis en écartant l’éther de sa théorie de la relativité et il a essayé, jusqu’à son dernier souffle, de le réintroduire dans ses équations mais hélas, a manqué de temps… L’importance d’une théorie unificatrice est cruciale pour notre civilisation. Nassim Haramein et ses associés ont élaboré une Théorie de l’Univers Connecté (ou Univers Holofractographique) qui tient compte, elle, de l’éther (appelé fluctuations du vide quantique par la physique quantique), et qui permet d’unifier les physiques. A la RSF, nous pensons qu’une compréhension théorique plus juste et plus harmonieuse de notre univers entrainera de nombreuses implications philosophiques et applications technologiques qui bouleverseront nos vies quotidiennes compte tenu du changement de paradigme majeur que représentera ce basculement de vision du monde. (Soit une avancée scientifique équivalente à la découverte et à la maîtrise des champs électromagnétiques à la base de notre société actuelle…)
Traduction proposée par Hugo Charles et revue par Olivier Thoma59520119_1634174833379154_2654743775561121792_ns
Image : Logan Zillmer